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On ne choisit pas de souffrir.
On ne choisit pas que l'obscurité vienne noyer la lumière.
Dans la nuit, lorsque tout est calme,
chez certains, c'est le chaos total.
Un désastre postapocalyptique.
Pourtant, ils essaient de survivre.
De s'accrocher à ce qui reste de la vie.
Mais parfois, la vie elle-même devient un fardeau.
La douleur devient insupportable.
Et c'est à cela qu'on voudrait mettre fin.
À la douleur. Pas à la vie.
Chaque année, des centaines de milliers de personnes meurent par suicide dans le monde.
Des personnes qui, peut-être, ont longtemps essayé de tenir.
De jour comme de nuit,
le cœur meurtri,
l'âme qui s'épuise,
le regard devenant le reflet d'une ombre.
Plus aucune éclaircie à l'horizon.
Le gouffre s'installe.
On nage dans les abysses du désespoir,
à la recherche d'un endroit où reprendre son souffle.
Et parfois, le fil qui nous relie encore à la vie devient terriblement fragile.
Mais il est possible
que dans ces ténèbres abyssales,
la lumière naisse.
Que la fleur de lotus s'ouvre à nouveau.
Que la douleur s'estompe,
lentement,
mais certainement.
Que demain ne ressemble pas à aujourd'hui.
Parce que tant que le souffle de vie nous habite encore,
la lumière peut toujours traverser les ténèbres.
Alors, en ce mois de prévention du suicide,
pensons à ceux qui souffrent en silence.
Soyons présents.
Écoutons sans juger.
Et lorsque nous ne savons pas quoi dire,
restons simplement là.
Parfois, une présence ne résout pas la douleur.
Mais elle peut rappeler à quelqu'un qu'il n'a pas à la porter seul.