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I. Contexte et trajectoire du cyclone Gezani
Face au cyclone Gezani, Madagascar a mis en place des mesures d’urgence rapides (alertes, évacuations, protection civile), avec l’appui de partenaires humanitaires.
La réponse a été coordonnée par le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes, en collaboration avec la Croix-Rouge Malagasy, le Programme Alimentaire Mondial, l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la santé et OCHA, afin d’assurer l’aide aux sinistrés et la réhabilitation des infrastructures essentielles.
II. Impacts sur les populations et les infrastructures
Le passage du cyclone Gezani le 10 février 2026 a eu des conséquences humaines et matérielles particulièrement graves dans l’est de Madagascar, notamment dans la région d’Atsinanana et la deuxième ville du pays, Toamasina.
Sur le plan humain, les bilans officiels continuent de s’alourdir. Selon le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes, au moins 59 personnes ont perdu la vie dans l’île, tandis que plusieurs dizaines sont blessées ou portées disparues. Environ 424 000 personnes ont été touchées par le cyclone. Les premières estimations font également état de plusieurs milliers de déplacés, contraints de quitter leurs maisons détruites ou rendues inhabitables par les vents et les inondations.
Les dommages matériels sont extrêmement importants. Les autorités recensent plus de 49 000 logements endommagés et 25 000 maisons totalement détruites. Dans de nombreuses localités, les rues restent encore submergées plusieurs jours après le passage du cyclone, entravant l’accès aux services essentiels.
L’impact sur les infrastructures publiques et services essentiels est aussi sévère. À Toamasina, l’électricité et l’eau ont été coupées dans plusieurs quartiers, plusieurs écoles et centres de soin ont été endommagés, et des portions importantes d’axes routiers sont impraticables à cause des inondations ou des arbres arrachés.
Le cyclone a aussi affecté les enfants et l’éducation : des milliers d’élèves ne peuvent plus aller à l’école parce que les bâtiments scolaires ont été partiellement ou totalement détruits. Les pertes et les déplacements ont accru la vulnérabilité de certaines familles, exposant notamment les enfants à des risques accrus en matière de sécurité et de santé.
III. Réponses et mesures d’urgence
Suite au passage du cyclone Gezani, l’État malgache a rapidement mis en place des mesures d’urgence afin de venir en aide aux populations sinistrées, notamment dans la commune de Toamasina II. Avec l’appui du Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC), une importante opération de distribution d’aides alimentaires a été organisée dans les fokontany de Tanandava et de Betainomby, où plusieurs secteurs ont bénéficié d’une assistance complète en vivres. Parallèlement, des solutions d’hébergement provisoire ont été déployées pour les familles dont les habitations ont été détruites par les vents violents et les inondations : des tentes de secours ont ainsi été installées afin de mettre les sinistrés à l’abri en attendant la reconstruction de leurs logements.
Cette intervention s’inscrit dans un dispositif plus large de gestion de crise, marqué par la déclaration de l’état de catastrophe nationale par le gouvernement malgache et par un appel à l’aide internationale. En collaboration avec des partenaires humanitaires tels que le Programme alimentaire mondial (PAM), les autorités cherchent à répondre à des besoins croissants dans un contexte déjà fragilisé par une forte insécurité alimentaire. En effet, avant même le passage des cyclones, plus d’un million et demi de personnes étaient déjà touchées par cette situation, un chiffre qui risque d’augmenter après la catastrophe. Malgré des interventions rapides, le manque de financements reste un défi majeur, rendant indispensable le soutien des bailleurs internationaux pour assurer l’acheminement efficace de l’aide et répondre aux besoins urgents des populations affectées.