Choisir son avenir à 17 ans
Le casse-tête de l'orientation post-bac
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Choisir son avenir à 17 ans
Le casse-tête de l'orientation post-bac
Pour de nombreux futurs bacheliers, l’idée de poursuivre leurs études à l’étranger représente à la fois un rêve et un véritable défi. Parmi les destinations envisagées, la France attire chaque année de nombreux étudiants grâce à la diversité de son enseignement supérieur et à la reconnaissance de ses diplômes. Cependant, vouloir étudier en France après le bac implique de faire des choix importants très tôt, souvent sans connaître pleinement le système universitaire ni les exigences des formations. Entre espoirs, incertitudes et pression de l’orientation, ces décisions rendent le parcours post-bac particulièrement complexe pour des jeunes encore en pleine construction de leur avenir.
C'est dans ce contexte que Parcoursup entre en jeu : la plateforme de préinscription en première année de l’enseignement supérieur en France. Son objectif principal est d'aider les futurs bacheliers qui souhaitent étudier en France, en simplifiant les démarches de candidature. La plateforme présente plus de 25 000 formations de l’enseignement supérieur.
La démarche Parcoursup se divise en plusieurs étapes planifiées dans le calendrier de la plateforme :
Étape 1 (octobre 2025-janvier 2026) : Information et découverte des formations.
Chaque formation dispose d'une carte d’identité donnant des informations sur le statut de l’établissement (public/privé sous contrat avec l’État ou sans contrat avec l’État), le caractère sélectif/non sélectif de la formation, la capacité d’accueil, le label MESR ou encore l’éligibilité aux bourses, le nombre de places proposées. En outre, les fiches formations sont divisées en 6 rubriques précisant le contenu pédagogique et le diplôme préparé, les infos pratiques (frais de scolarité, CVEC, dates des journées portes ouvertes, contacts pour échanger avec l’établissement…), les modalités de candidature, les critères d’analyse des candidatures, les chiffres d’accès à la formation, les conditions de poursuite d’études et les débouchés professionnels, etc.
Étape 2 (19 janvier au 12 mars et jusqu'au 1er avril 2026) : Inscription, formulation des vœux et finalisation du dossier.
La fameuse carte des formations facilite le choix des élèves en donnant des informations essentielles et détaillées sur les établissements et les formations.
Étape 3 (2 juin au 11 juillet 2026) : Les réponses et la décision finale.
C'est l’étape qui stresse le plus les élèves. Mais elle offre une phase d’admission complémentaire en cas de refus qui débute le 11 juin 2026 et prend fin le 10 septembre 2026.
Bien que la plateforme semble faciliter l’admission des futurs bacheliers dans les écoles supérieures en France, pour certains élèves elle n’est pas un outil mais un poids en plus, source de stress.
Vous l’aurez compris, l’orientation en Terminale est alors un carrefour important de la vie adulte et professionnelle. Il faut prendre le bon chemin et choisir la voie qui est faite pour nous.
Le choix de l’orientation prend ainsi une tournure qui peut stresser les élèves. Lorsque nous cherchons les formations sur la carte, nous pouvons penser que nous ne correspondons pas aux critères recherchés par les établissements. Il y a ce sentiment de doute qui nous pousse à tout remettre en question : la connaissance de soi, ce que nous voudrions faire dans le futur, ce que l’on aime ou pas.
Entre les attentes des parents, du lycée et nos attentes personnelles, il est facile de se perdre et d’angoisser juste à l’idée de formuler un vœu. Nous pouvons justifier cela en disant qu’à 17 ans nous nous découvrons encore. Il est fréquent de sentir un manque d’assurance lorsque nous faisons des choix personnels, qui peuvent entrer en collision avec la perspective de la famille ou de la société. C’est pour cela qu’on choisit parfois une voie pour rassurer ses parents plutôt que par passion. Et c’est là qu’un problème peut surgir dans le futur. Nos parents ne sont pas à notre place, ils ne sont pas ceux qui étudieront, alors que nous pouvons en souffrir.
Mais encore, il y a une certaine cadence à suivre. En effet, il faut faire attention aux dates indiquées dans le calendrier, soit respecter des échéances strictes pour la saisie des vœux et la rédaction des projets de formation motivés. Se retrouver entre les multiples formations disponibles sur la plateforme (licence, BUT, BTS, CPGE, etc.), puis faire ses choix. Pour que, par la suite, l’attente des réponses crée un climat d'incertitude qui peut impacter les révisions du bac. Il s’agit alors d’un vrai cocktail de diverses informations, et c’est tout à fait normal de se sentir dépassé.
Un saut vers l’inconnu, mais pas sans filet.
Si la plateforme simplifie l’accès aux formations françaises, elle impose aussi un certain rythme qui peut vite devenir pesant. À 17 ans, devoir arbitrer entre ses propres envies, les conseils des proches et la pression du calendrier est un véritable défi.
Il est toutefois crucial de prendre du recul : l’orientation est un cheminement, pas une sentence. Le plus important reste de s’écouter et de ne pas voir un refus ou une hésitation comme un échec définitif. Choisir sa voie demande du temps et de l’indulgence envers soi-même, car c’est en essayant que l’on finit par trouver sa place.
Source : https://www.parcoursup.gouv.fr/